Marseille,CHANTIER COLLECTIF du 12 au 18 juillet a la TORPILLE news lieu d activites!

La Torpille, 23 Rue des Phocéens, 13002

Appel chantier collectif à La Torpille jusqu’au 18 juillet

Suite à l’ouverture de « La Torpille », 23-25 Rue des Phocéens, un gros lieu d’habitation, mais aussi d’activités, on s’est dit qu’on avait envie de faire une salle de concert. Une salle de concert c’est cool parce qu’on kiff tous et toutes la zik, du coup ça serait aussi cool qu’on l’aménage collectivement.
On aimerait bien avoir un coup de main pour l’insonorisation, histoire qu’on soit plus efficace (parce qu’il y a beaucoup à faire) et qu’on fasse en sorte de pas trop faire chier les gens du quartier lors du concert Vendredi 18.

Du coup, si t’es motivé.e, du 12 au 18 Juillet, tu peux venir tous les jours à partir de 14h au 23 Rue des Phocéens pour participer, avec ou sans tes potes, avec ou sans véhicule, avec ou sans outils.

Do It Yourself c’est bien, Do It Together c’est encore mieux !

Les habitantEs de La Torpille

Encore et encore,un coup de pression des keufs à Noailles.

Mardi après midi, suite à un énième contrôle d’identité (rajouter au
facies est une redondance) quelque peu musclé, un vendeur à la sauvette a
bouffé du trottoir, des étoiles bleus, blancs, rouges dans les yeux.Des
passants énervés d’assister quotidiennement à ce genre de scène et
interloqués par la violence de l’intervention ont réagi en encerclant les
quelques flics et en les invectivant au cri de « assassins ! assassins ! ».
La tension monte. Assez vite, ces mêmes passants se sont eux mêmes
retrouvés encerclés par les renforts ayant saisi l’occasion de faire les
cow boys sur la Canebière. Ils ont réussi à interpellé au moins deux
personnes qui risquent de passer en comparution immédiate. Ca fait quelques mois qu’à Noailles, les flics pissent dans les coins,harcèlent
les habitants, pillent les stands,….
Une omniprésence qui se banalisent.
Un message clair : virer les pauvres du centre ville.

Un autre mail avertira des suites (si il y en a) pour les deux personnes
interpellées ; et d’un éventuel soutien devant le tribunal en cas de comparution immédiate.

sans papiers BERLIN , HISTORIQUE D UNE ECOLE SQUATTEE PAR DES REFUGIES !

arton468-63be8[Berlin] Expulsion d’un squat de migrant-e-s et solidarité
24 juin 2014. 900 policiers ont encerclé une école squattée par des réfugiés à Berlin depuis un an et demi et ont occupé le quartier en tenue anti-émeute durant plusieurs jour.

L’hypocrite parti vert est le responsable directe de cette action cynique, prétextant les conditions de vie inhumaines dans l’école, où 200 personnes environ vivaient. La carotte, promesse vide d’un hébergement alternatif et le fouet, la menace d’une expulsion par la présence massive de la police devant et en partie dans l’école ont réussi à pousser la plupart des habitants à quitter «volontairement» l’école. Ils sont maintenant de retour dans les camps logés, desquel ils ont fui à l’origine, ou tout simplement sans-abri.

Néanmoins, environ 40 réfugiés se sont barricadés dans le bâtiment et sur le toit. Les policiers ont brouillé les ondes pour empêcher les communications téléphoniques.
[Berlin] Suite à l’expulsion de l’école Gerhart Hauptmann

Depuis mardi 24 juin 2014 midi à Berlin, plus de 900 unités de police, armées de fusils mitrailleurs, se sont positionnées autour du quartier de Kreuzberg dans l’optique d’expulser les réfugiés sans-papiers qui ont réquisitionné l’école Gerhart Hauptmann, sur la Ohlauerstrasse. Si la majorité des occupant-es a accepté une proposition de relogement de la part du sénat (et en l’occurrence du sénateur écolo Panhoff ), près de 40 squatteurs déterminé-es sont monté-es sur les toits de l’école afin de ne pas rentrer dans la négociation avec le pouvoir. Le quartier de Kreuzberg est occupé par les forces de l’ordre, tandis que des agents de police venant de plusieurs régions d’Allemagne encerclent le squat avec l’aide de vigiles de boîte de sécurité privée. Un appel à la solidarité avec les réfugiés expulsés de l’école a été publié en français.

En réponse à la répression, des actions et manifs sont depuis organisés avec les réfugiés de l’école:

Le soir même, à Friedrichshain et Kreuzberg, des bennes à ordures sont incendiées, tandis qu’un immeuble récemment construit a eu une de ses vitres double-vitrage par le lancé d’un pavé: des poukaves qui traînaient dans le secteur ont immédiatement fait appel aux flics. Mais les vandales ont réussi à prendre la fuite avant leur arrivée.

Dans la nuit du 24 au 25 juin, un immeuble de luxe récemment construit rue Samplon s’est fait fracasser ses vitres du rez-de-chaussée.

Toujours durant la même nuit à Prenzlauerberg, les bureaux du parti des verts de la Raumerstraße se mangent des tags en solidarité avec les réfugiés sur sa façade. Les flics ont ouvert une enquête.

Dans la journée du 25 juin, les bureaux du maire Herrmann (verts) de Kreuzberg ont été occupés par des personnes solidaires.

Plus tard vers 22h30, une manifestation de solidarité s’est tenue dans Kreuzberg: outre des slogans et banderoles contre les frontières (« no border no nation stop deportation »), des barricades sont érigées à travers les rues et des vitres d’immeubles du processus de gentrification sont défoncées.

Le 26 juin 2014 dans le quartier de Neuköln, une manifestation sauvage part de la Reuterplatz vers 22h00. 60 personnes y prennent part: des barricades fleurissent dans les rues, tandis qu’un immeuble du quartier d’affaires perd quelques vitres et des manifestant-es s’affrontent avec les keufs.

Dans la nuit du 27 juin 2014, une attaque incendiaire vise le tribunal de Tempelhof-Kreuzberg en solidarité avec les occupant-es de l’école. Le communiqué dit entre autre « Des balles pour le maire Hermann, le sénateur Henkel, le conseiller municipal Panhoff – Liberté pour tous les prisonniers – Droit de rester pour tous !

Tôt dans la nuit du 28 juin à Berlin, un véhicule de l’entreprise de sécurité Dussmann est incendié. L’attaque est réalisée en solidarité avec les réfugiés, contre les « mercenaires de l’agence Frontex » (la revendication de l’attaque est lisible en allemand)

Samedi 28 juin 2014, 5000 personnes ont manifesté à Berlin contre l’expulsion de l’école occupée et en solidarité avec les sans-papiers qui restent à l’intérieur du bâtiment. Le cortège, parti de Herrmannplatz, est passé par Oranienplatz jusqu’à l’école de la rue Ohlauer. Les flics étaient toujours en masse dans la ville, avec des unités de flics venant de toute l’Allemagne (de Bavière, Thuringe, Rhénanie du Nord-Westphalie et du Brandebourg).

Dans la nuit du 28 au 29 juin à Cologne, les locaux du parti des verts, situé en plein centre-ville, s’est fait refaire sa façade à la peinture en réponse à l’expulsion des occupant-es de l’école Gerhart Hauptmann et à l’état de siège policier du quartier de Kreuzberg.

Dans la nuit du 29 au 30 juin 2014, des tags ont recouvert le bureau fédéral des verts dans le centre-ville de Bonn. On pouvait lire « les verts envoient les réfugiés à la mort », « solidarité avec les occupant-es de l’école à Berlin »…

[Gießen] Occupation du local des verts, 4 juillet 2014

Près de 25 personnes solidaires avec la lutte des réfugiés ont investi les bureaux des verts aux cris de « Personne n’est illégal; Droit de rester pour tou-tes » vendredi 4 juillet. Outre le fait de dénoncer la politique d’asile raciste des verts, c’est une action en solidarité avec les réfugiés de l’école rue Ohlauer à Berlin qui ont été cernés par la police pendant plusieurs semaines.Gießen 4 juillet14

[Berlin] Attaque d’une patrouille de police à coups de pierres à Gleisdreieckspark, 6 juillet 2014

Dans la soirée de dimanche 6 juillet à Berlin, un véhicule de patrouille de police a été attaqué avec des pierres. Cette attaque a été une réponse à la répression policière pendant des semaines contre les occupant-es de l’école de la rue Ohlauer et plus globalement contre la police en tant qu’institution d’État.
Le communiqué de l’attaque se termine par « Droit de rester partout et immédiatement ! En solidarité avec tous les réfugiés DE l’école Ohlauer et de tous les autres endroits qui continuent à lutter ! »

[Leipzig] Attaques solidaires contre le pouvoir, 7 juillet 2014

Dans la nuit de dimanche à lundi 7 juillet, les bureaux de Bettina Kudla du parti de la CDU situés dans le quartier Gohlis au niveau de la Stockenstrasse, ont été attaqués avec des pierres et de la peinture. Un grand graffiti a recouvert la façade, faisant référence à l’école occupée par les réfugiés. Les bruits de fissuration de la paix sociale ont réveillé un citoyen du secteur vers 1h30 qui a immédiatement appeler les keufs. Heureusement, les assaillants ont réussi à prendre la fuite avant leur arrivée.

Dans la nuit de vendredi 27 juin 2014, la mairie située rue de Prague avait déjà été attaquée par le même procédé. Il s’agit plus précisément d’une attaque contre le bureau de l’immigration en solidarité avec les réfugiés de la rue Ohlauer à Kreuzberg (Berlin). 22 fenêtres ont été pétées au total. La nuit précédente, c’est le bureau des verts qui étaient pris pour cible.leipzig 7 JUILLET14

[Hambourg] Bureau du SPD attaqué, 9 juillet 2014

Les bureaux de la politicienne soce-dém’ Monika Scheel (SPD) situés à Hambourg-Niendorf ont reçu une visite à dans la nuit du 8 au 9 juillet 2014. Des récipients de verre remplis de peinture ont été balancée sur la façade, cassant des vitres au passage. Un message sur papier « droit de rester pour tous » laissé devant l’entrée du local explique le motif de cette irruption sauvage.

[Berlin] Attaque de l’office central des étrangers en solidarité, 9 juillet 2014

Dans la nuit du 8 au 9 juillet, des pierres ont pété les vitres de sécurité des autorités centrales pour étrangers situées à Friedrich-Krause-Ufer 24. De la peinture a également été balancée sur la façade grise du bâtiment. C’est notre réponse à la politique d’asile actuelle de l’union européenne, de l’Allemagne de l’ouest et plus précisément de Berlin. Avec cette action militante, nous rendons hommage aux réfugiés de la rue Ohlauer et de Bruxelles qui se battent pour leurs droits, indique le communiqué.

[Berlin] Occupation d’une tour de télévision, 9 juillet 2014

Le 9 juillet 2014 à Berlin, la tour de télévision a été occupée par des réfugiés et des solidaires. Près de 36 réfugiés (venant pour la plupart de l’Oranienplatz et de la rue Ohlauer) ont réussi à pénétrer à l’intérieur du bâtiment et à occuper jusqu’en fin d’après-midi la cafétéria du bâtiment. Plus de 115 flics ont été envoyés sur place par la société d’exploitation pour les expulser. L’accès a été fermé au public une bonne partie de la journée. Des manifestant-es solidaires étaient présent-es avec des banderoles dans le bâtiment.

[Berlin] Occupation du musée Chek point Charlie en solidarité avec la lutte des réfugié, 11 juillet 2014

Vendredi 11 juillet, le musée Check-point Charlie de Berlin a été occupé par des migrant-es et des solidaires. Le thème du moment exposé retrace l’histoire des migrants réfugiés. Seulement, ça n’a rien d’historique… les frontières de l’Europe tuent en permanence des migrants qui tentent de fuir les guerres et les ravages du capitalisme (pour exemple, plus de 25000 morts dans les 25 dernières années). Des tracts ont été jetés depuis le toit du bâtiment, des banderoles ont été accrochées tandis qu’un rassemblement se tenait devant le musée.

*Les Gyn&Co.*

http://tardigrada.over-blog.com

http://tardigrada.over-blog.com/2014/05/appel-a-contribution-pour-collectiviser-nos-experieneces-face-aux-soignants.html

*Bonjour à toutEs,*

*Nous sommes un groupe de militantes féministes et nous en avons marre des
gynécos et soignantEs ayant des pratiques sexistes, lesbophobes,
transphobes, putophobes, racistes, classistes, validistes, etc. On a donc
eu l’idée de créer une liste blanche de soignantEs (gynécos, médecins
généralistes, sages-femmes) ayant des pratiques respectueusEs de touTEs. Le
questionnaire en pièce jointe vise à collecter des adresses de praticienNEs
que tu souhaites conseiller.*

*Si tu as été amenéE à consulter pour des questions gynécologiques, on
aimerait avoir ton retour d’expérience**.

Ce questionnaire est anonyme, il ne sera pas diffusé. Nous mettrons la
liste constituée sur un site internet afin que cela profite à toutEs.
Remplir le questionnaire prend 4-5 minutes seulement.*

*Attention :*
*- Si tu as plusieurs noms de praticienNEs que tu aimerais recommander
(super !), il faudra que tu remplisses un seul questionnaire pour CHAQUE
soignantE.*
*- AucunE soignantE n’est idéale même si elle-il ne correspond pas
exactement à tous les critères, envoies nous quand même le questionnaire.*
*- Une fois rempli renvoie ce questionnaire à l’adresse suivante :*
gynandco@riseup.net

* Pour toute question ou toute information envoyez-nous un mail à cette
adresse: **gynandco@riseup.net

http://data.over-blog-kiwi.com/0/54/15/26/20140522/ob_4c8ac3_questionnaire-gyn-co.doc

*This questionnaire is also available in english.*
*Este cuestionario también está disponible en español.*

*Merci a toutEs,*
*Féministement,*

Quelques RDV pour suivre le mouvement des intermittants sur Avignon

Samedi 12 juillet : Journée de Grève nationale
AG unitaire – Horaire et lieu à venir
11h30/13h30 – Université d’Avignon – Débat Libé « tous à table » animé par
Réné Solis : entre la CIP, la CGT et la CFDT. …

Mardi 15 juillet :
Action à l’appel du collectif In – Horaire et Lieu à venir

Jeudi 17 juillet :
Actions nationales coordonnées – Horaires et lieux à venir

Jeudi 24 juillet :
Manifestation à Avignon, Départ et parcours à venir
Actions nationales coordonnées – Horaires et lieux à venir.

 

COORDINATION NATIONALE SOLIDARITE KURDISTAN

Communiqué

« Solidarité avec les populations du Kurdistan syrien contre la folie
djihadiste »
Depuis le 2 juillet 2014 les forces djihadistes de l’EILL (Etat islamique
en Irak et au Levant) ont lancé une offensive de grande envergure contre
la province de Kobanê au Kurdistan syrien. De nombreuses victimes sont à
déplorer et des villages entiers sous le feu de leurs armes.
Disposant de l’armement lourd abandonné par l’armée irakienne à Mossul,
elles tentent d’élargir le territoire autoproclamé du « Califat » De
nombreuses exactions sont commises à l’encontre des populations civiles
parmi lesquelles des enfants et des femmes.

Ces attaques représentent aussi un grave danger pour celles et ceux qui
aspirent à la paix, à la démocratie et la liberté. Nous appelons de tous
nos voeux un règlement politique des conflits actuels dans une région qui,
chaque jour, se transforme en poudrière.

EIIL bénéficie du soutien de la Turquie qui organise la porosité de sa
frontière avec la Syrie et permet ainsi l’acheminement de matériel et des
combattants au profit des djihadistes. Ceux-ci bénéficient également de la
manne financière du Qatar, de l’Arabie Saoudite et autres Emirats du Golfe
Persique.

Au prix de lourds sacrifices, les forces militaires kurdes résistent avec
courage et détermination sur les trois fronts ouverts, afin de mettre en
échec cette tentative. Elles sont aujourd’hui le seul rempart contre le
terrorisme et tous les extrémismes. Les organisations françaises
soussignées, rassemblées avec la Coordination Nationale Solidarité
Kurdistan leur expriment tout leur soutien et invitent toutes les forces
qui aspirent à la paix, à manifester à ces populations kurdes leur
solidarité.
Afin de mettre en échec les visées de l’EIIL, la communauté internationale
et en premier lieu la France doit tout mettre en oeuvre pour favoriser un
règlement politique, dans le cadre du droit international.

(CDDK-Marseille 33, boulevard Burel, 13014)
Le 6 juillet 2014.

lettres de Marianna,Francesco et Nicolo

Lettre de Marianna depuis la prison de Vercelli – 12/06/2014

Et si la peur changeait de camp ?
Qui est-ce qui étouffe chaque jour la liberté de circuler dans les rues du quartier ?
J’habite à Porta Palazzo et je croise inévitablement les rondes interarmées qui font la chasse aux sans-papiers à encager dans un centre de rétention, je tourne, j’arrive sur la place et je vois un groupe de flics municipaux qui font démonter les petits stands des vendeurs de menthe à la sauvette, ils font fuir les dames avec leurs chariots remplis de pain, de msemen et de botbot. Je monte sur le bus 4 pour arriver rapidement jusqu’à Barriera, et les voilà, les contrôleurs agressifs qui traquent et qui poussent dehors ceux qui n’ont pas l’argent pour le ticket. Il faut donc prendre le 51, qui est lent, moins fréquent et blindé de monde.

Qui menace et effraie les gens jour après jour?
Les patrons font chanter : soit tu acceptes d’être exploité.e, soit du boulot, t’en auras pas. Qui n’a pas envie d’être exploité.e, tente le vol, un braquage, l’arnaque, ce qui fait planer sur chacun de ses gestes l’ombre d’une cellule de prison.
Toujours plus fréquemment les sous pour payer le loyer manquent, et toujours les proprios et petits patrons apparaissent pour menacer les locataires retardataires de les envoyer valser, ensuite la police pour défoncer la porte et jeter les valises sur le trottoir, pour qu’enfin arrivent les assistants sociaux et leurs menaces d’enlever les enfants aux parents considérés tellement malavisés d’avoir décidé non pas de payer un proprio, mais de manger. Et si la peur changeait de camp ?
C’est ainsi que des possibilités se créent, à partir des besoins partagés, des soucis communs dialoguant entre eux. Qui a déjà vécu des luttes et qui est agité.e. a une suggestion à la bouche. S’organiser.
D’un côté, la densité des expulsions locatives entre Porta Palazzo et Barriera augmente et il est toujours plus difficile pour ceux et celles qui peuplent ces quartiers de récupérer de l’argent ; d’autre part, les processus de requalification nettoient et chassent : les immeubles sont rénovés et les loyers augmentent dans ces mêmes coins de la ville.
Pour défendre les maisons des expulsions locatives, des piquets devant les portes sont organisés en attendant l’huissier pour lui arracher un délai, avec l’implication de la famille, des voisin.e.s et des ami.e.s.
C’est le lieu où on se rencontre et où on se connaît, où se tissent et se resserrent les ententes et les complicités entre et autour de celles et ceux qui sont expulsables, là où débute un réseau d’aide mutuelle capable de se tenir debout tout seul.
Une assemblée se forme pour s’organiser au niveau logistique, pour affronter les problèmes et les peurs, pour discuter des propositions, en se partageant les tâches et les responsabilités, les voix qui y prennent la parole sont toujours plus nombreuses. « Qui savait déjà lutter » laisse la place aux personnes directement concernées, il n’y a pas de spécialiste en « résolution d’expulsions locatives », ni l’envie d’avoir le rôle d’un organisme d’assistanat. On veut lutter ensemble, en tendant vers la réciprocité dans les rapports.
J’ai connu les rues du quartier à travers la lutte. J’ai découvert comment m’orienter, quel raccourci prendre, en vivant ces rues, en courant vers une maison menacée d’expulsion, en y retournant en marchant, en faisant des manifs joyeuses après avoir arraché un long délai, énervées quand quelqu’un était jeté.e à la rue.
En plus de connaître vers où mes pieds m’amenaient sur le bitume, j’ai appris à reconnaître les visages amicaux et les lieux solidaires. Dans la chaleur de relations réelles, la lutte a grandi, en envenimant en même temps les inimitiés envers ceux qui veulent contrôler ce bout de la ville et ceux qui sont à leur service. On prend un café dans le bar à côté de la barricade, on écoute les histoires denses de vie ouvrière de Barriera racontées par la dame derrière le comptoir, émigrée du Friuli Venise Giulia dans les années ’50 ; peu après, en passant devant le serrurier qui n’arrête pas de collaborer avec la police et les proprios, on lui lance une insulte et on lui fait la gueule.
On a préféré ne rien demander à la mairie, on savait qu’elle avait peu à offrir et qu’elle aurait utilisé ce peu pour nous diviser. Certain.e.s ont essayé tout de même, ils n’ont rien obtenu, à part le conseil de créer une asso d’expulsé.e.s.
Pour satisfaire directement le besoin d’un toit qui n’était plus là, on a occupé des maisons vides qui sont aussi devenues des lieux d’habitation et de rencontre, carrefour d’histoires, vedettes sur le quartier. Et bien oui, en s’organisant pour faire face à n’importe quelle éventualité, en élargissant et en approfondissant les rencontres, on déployait une force.
On n’était plus tout le temps en échec, on réussissait à respirer plus aisément en vivant comme il nous fallait, en commençant à parler de désirs. Dans un monde à l’envers où les proprios ne reçoivent pas de loyer, où la police ne fait pas peur, où l’Etat est de trop.
Le 3 juin, la police fait irruption dans de nombreuses maisons, perquisitionne et procède à des arrestations. 111 personnes sous enquête, tou.te.s luttent contre les expulsions locatives à Turin. 12 sont en prison, 5 assigné.e.s à domicile, 4 avec obligation de résidence, 4 avec l’interdiction du territoire dans la commune de Turin et 4 avec l’obligation de signer tous les jours.
Avec le nouveau « Plan logement » qui a été approuvé, il n’y a plus d’issue pour qui n’a pas d’argent pour le loyer. Avec l’augmentation continue des différences sociales, l’aiguisement du conflit entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas, entre ceux qui volent et ceux qui répriment, la meilleure solution qui a été conseillée et mise en place par ceux qui veulent que tout reste tranquille et en ordre est celle de dégager les possibles catalyseurs de rage latente, ceux qui ont l’expérience de la lutte, un conseil sur la langue et dans les mains des pratiques qui n’ont besoin d’aucun soutien de politiciens.
Disperser les arrêté.e.s dans des prisons qui sont loin de la ville où ils et elles vivaient et luttaient, seul.e.s dans des établissements éparpillés dans la région du Piémont, fait en sorte que les narrations et les outils s’atomisent ; en en enfermant d’autres dans des maisons et en les éloignant de la ville, ils essaient de casser la force et la possibilité de communication qui jusqu’à hier existait dans les rues du quartier.
Les personnes dehors qui continuent à lutter n’auront pas le temps d’organiser des parloirs sauvages devant les différentes prisons, mais réussiront-elles à être contagieuses avec leur courage et leur entêtement à continuer à lutter contre proprios et police ?
Je souris et je pense que oui. Je pense à une nouvelle occupation.

Marianna

(Marianna était en prison à Vercelli et se trouve désormais en assignation à résidence)

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Lettre de Francesco
SUR LES ARRESTATIONS, DEPUIS L’INTÉRIEUR
Cuneo, 10/06/2014

Les épisodes incriminés sont 27, à partir desquels les autorités ont émis 17 mandats d’arrêt le 3 juin dernier, 12 en prison et 5 assignés à résidence, 4 obligations de séjour et 4 interdictions de Turin et 4 obligations de signer. C’est la lutte contre les expulsions locatives qui est visée par l’enquête, une lutte qui s’était développée dans les rues de Porta Palazzo, Aurora et Barriera di Milano à Turin.
Le récit qui se dessine dans les pages de notes des écrivassiers de la Justice n’est certainement pas très captivant et ne réussit pas à décrire les contours de cette lutte, pas même de loin. Ça serait d’ailleurs bête d’attendre quelque chose de différent de la part de ces gratte-papiers.
Mais si l’on épluche les 200 pages de l’ordonnance avec les mesures restrictives, on découvre que même un homme du tribunal peut écrire quelque chose digne d’intérêt.
Le GIP (juge d’enquête préliminaire) écrit en effet : « L’effet de telles actions, répétées et concertées, a notamment été celui d’ôter l’autorité et la force d’exécution des décisions judiciaires […], et de rendre vaines les conditions essentielles au maintien de l’État constitutionnel et de droit ». Des mots qui, traduits en langage humain, soulignent comment cette lutte a empêché aux huissiers et forces de l’ordre de jeter à la rue des dizaines et dizaines d’hommes, de femmes et de familles entières. Ce qu’avaient décidé quelques juges de Turin.
Et ainsi, toutes proportions gardées, elle a remis en question certaines des valeurs qui fondent cette société telles que la propriété privée et le monopole de la force entre les mains de l’État. On a en somme pu respirer dans les rues de ce quartier de Turin un air un peu différent de l’habituelle et asphyxiante normalité. Une normalité rythmée par des centaines et des centaines d’expulsions locatives par an, ce qui confère à Turin le titre honteux de « capitale italienne des expulsions locatives ». Une normalité caractérisée par l’arrogance des huissiers qui, forts du soutien des Carabinieri et de la Police, exécutent sans hésitation leur travail infâme et servile. Une normalité dans laquelle celui qui ne peut pas ou ne veut pas payer un loyer devrait accepter tête baissée son propre sort, s’en remettre aux assistants sociaux et puis attendre, patiemment, les résultats de la loterie à travers laquelle les logements sociaux sont assignés, avec l’espoir que son numéro soit enfin pioché. Et en attendant, il faudrait se débrouiller comme on peut, dormir en voiture ou sur le canapé d’une connaissance, accepter peut-être de se séparer, pour les familles, dans l’attente d’une meilleure période.
Cette lutte a pour sa part un peu bousculé ces rôles et, piquet après piquet, assemblée après assemblée, toujours plus d’hommes et de femmes ont découvert qu’il n’y a pas à avoir honte de parler publiquement de sa propre condition, et que, en le faisant, on n’est plus tout seul, et que résister est possible.
Au cours de la lutte grandit la détermination, le courage, le sentiment qu’on peut oser. La barre de ce à quoi on peut prétendre monte toujours plus haut, et pendant plusieurs mois, sur les piquets, on ne se soucie plus du risque que l’expulsion ait lieu, mais plutôt de savoir combien de délai on arrivera à arracher à l’huissier. Des délais de quelques semaines, qui auraient été accueillies avec enthousiasme quelques temps plus tôt, ne suffisent désormais plus. On prétend pouvoir rester chez soi encore deux, trois, quatre mois, pour pouvoir organiser sa vie avec plus de sérénité.
Et la force accumulée pendant cette lutte permet de prendre cette sérénité. Mais elle permet aussi de faire face à la première contre-offensive de l’autorité municipale : concentrer différentes expulsions le même jour (le troisième mardi du mois) pour diviser celles et ceux qui résistent et reprendre ainsi le dessus. Celles et ceux qui luttent, au lieu de ça, parviennent à s’organiser et à se défendre chaque troisième mardi, en se barricadant derrière les conteneurs d’ordures placés devant les portes et en bloquant des rues entières pour garder les forces de l’ordre le plus éloigné possible. Et ces barricades ne sont pas seulement un efficace outil de résistance, mais deviennent aussi un symbole de cette lutte, qui expliquent ce qu’il se passe plus clairement que mille tracts. Et si, comme le souligne le GIP, les huissiers ne tournent plus très volontiers dans les rues de Barriera di Milano pour expulser une partie de ses habitants, et bien cela ne peut que remplir de joie le cœur de beaucoup. Une fois n’est pas coutume, la peur a changé de camp.
Cette enquête est seulement la dernière initiative entreprise au niveau judiciaire à l’encontre de cette lutte. Le printemps dernier, les hommes de tribunal ont été à l’origine d’un article qui, après avoir été testé contre nous, sera utilisé toujours plus systématiquement à d’autres endroits aussi : le 610, l’incident d’exécution. Avec cet article 610, les huissiers confrontés à un piquet peuvent remettre la procédure d’expulsion entre les mains d’un juge qui fixera une autre date, qui ne sera celle-ci pas communiquée à la personne concernée. De cette manière, l’expulsion locative devient expulsion par surprise [en Italie, la date des expulsions locatives —sfratti— est communiquée aux personnes menacées par cette expulsion, ce qui n’est pas le cas des expulsions « sans droit ni titre » —sgombero—, NdT], les forces de l’ordre peuvent agir sans avoir pratiquement aucune restriction, et les personnes concernées vivent dans l’angoisse quotidienne de ne pas savoir jusqu’à quand il sera encore possible d’avoir un toit au-dessus de la tête.
Inutile de souligner que ce changement a créé plus d’un problème pour la lutte. La résistance aux expulsions a cependant continué à rechercher de nouvelles stratégies au cours des assemblées afin de pouvoir mettre des bâtons dans les roues aux seigneurs de la ville. Et elle continuera sans aucun doute après ces arrestations, comme le démontre le rassemblement au siège des huissiers du 4 juin, l’occupation du 12 et la manifestation du 14. Parce que les luttes ne peuvent pas être arrêtées.
Nous ne pourrions pas nous quitter sans une dernière pensée pour les dirigeants du PD [Partito Democratico] qui se sont félicités à la seconde de cette opération judiciaire. Encore une fois, leur hostilité ne peut que nous enjouer, et du reste, nous pensons être en bonne compagnie. Parce que le PD, comme le prouvent le grand nombre d’initiatives, de jour comme de nuit, dans la rue et devant leurs locaux, ne répugne certainement pas uniquement celles et ceux qui luttent contre les expulsions.

Francesco

Francesco était en prison à Cuneo, et est désormais assigné à résidence.

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Lettre de Nicolo
Au bassin
Depuis la section D de la prison des Vallette, un communiqué de Nico, arrêté lui aussi au cours de l’enquête du 3 juin.
19/06/2014

Mardi, Nico n’est pas rentré de la promenade. Les matons ont donc du le ramener en cellule comme un poids mort. L’inspecteur l’a menacé de lui faire « un rapport », Nicolo a donc entamé une grève de la faim mercredi.

Dimanche, 15 juin 2014,
prison des Vallette, Turin

Je m’appelle Nicolo Angelino. J’ai été arrêté mardi 3 juin à Turin durant une opération de police visant à briser la plus belle aventure de ma vie.

Une illusion vaine de la part des procureurs.

Depuis ce jour-là, je suis enfermé dans une cellule individuelle du bloc D. Nettoyée, repeinte et parfumée. À en vomir.
La porte blindée est ouverte, mais la grille est fermée 23 heures par jour. Elle s’ouvre et se referme seulement quand je sors pour faire mon heure de promenade.
Parler avec les autres détenus à travers les barreaux est captivant, et malgré le fait qu’ils soient sympas, la gêne est ressentie des deux côtés.
Je n’ai pas de complice et je n’ai pas non plus l’espoir d’en trouver. Quelques personnes sont en isolement, sous thérapie 24h/24h, les autres, ceux que je vois, sont des travailleurs. Ils jouissent du plus grand des privilèges que l’Administration Pénitentiaire puisse offrir et ils ne se mettront certainement pas en jeu pour moi.
Les accusations pour lesquelles je suis soumis à des mesures restrictives particulières sont tellement légères que ça parle de soi : je suis détenu et soumis au régime d’isolement spécial pour mes idées, pour m’isoler, me rendre inoffensif et pour m’empêcher de lutter.
Demain, lundi 16 juin, je ne rentrerai pas volontairement de la promenade, pour exiger que ma cellule soit ouverte durant la journée ou que je sois transféré dans une autre section ordinaire. La même chose se passera les deux jours suivants. Si, au cours de cette protestation, je suis puni par de l’isolement ou par l’interdiction de promenade, ou encore si je n’obtient pas le résultat espéré, je commencerai une grève de la faim ce mercredi 18 juin. Non pas parce que mes conditions d’incarcération sont inhumaines, en désaccord avec quelque convention des droits de l’homme ou parce que la façon de laquelle ils me traitent est un abus de pouvoir de l’administration pénitentiaire, mais simplement parce que, à moi, ça ne ma va pas du tout.
Je n’ai plus envie de demander à un maton si je peux avoir un fruit. Je veux pouvoir le prendre tout seul, quand ça me va, comme le font les autres. Je veux pouvoir parler aux autres détenus sans avoir des barres au milieu.

Je sais que la grève de la faim ne me porte pas sur un terrain de lutte exaltant. Cependant, en isolement, avec l’absence de complice et la toute-puissance des gardiens, c’est le seul outil qui puisse faire basculer le rapport de force avec mes porte-clés.
Je lutterai la tête haute et rassuré de votre chaleur, avec la même rage et la même sérénité qui, en d’autres temps et d’autres lieux, a été lancée contre des océans déchaînés bien plus grands que le bassin dans lequel je me trouve.

De toute façon ce peu d’eau finira dans la même mer et peu importe si j’obtiens, ou pas, ce que je veux.

Ce n’est qu’en luttant que je veux vivre.
Un caloroso abbraccio a tutti prigionieri.
Tutti liberi.
Feu aux prisons

(Nicolo était en prison à Turin et se trouve désormais en assignation à résidence.)

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Les trois lettres ont été traduites de l’italien depuis Macerie et reçues le 7 juillet 2014.

Andrea Ventrella e Michele Garau C.C. Strada Quarto Inferiore, 266 – 14030, località Quarto d’Asti (Asti)

Paolo Milan e Toshiyuki Hosokawa C.C. Località Les Iles, 14 – 11020 Brissogne (Aosta)

Fabio Milan C.C. Via del Rollone, 19 – 13100 Vercelli

Niccolò Blasi C.C. San Michele strada Casale, 50/A – 15121 Alessandria

Zenobi Chiara e Alberto Claudio C.C. Via Maria Adelaide Aglietta, 35 – 10151, Torino

! appel solidarite calais !

http://luttennord.wordpress.com

Une partie des exilés arrêtés ce matin ont été envoyés dans des
centres de rétention, Coquelles (près de Calais) environ 40, Lille –
Lesquin, le Mesnil – Amelot, près de Paris. Des personnes en rétention à Rennes auraient été transférées dans des centres de rétention du sud de la France pour libérer des places, et une vingtaine d’exilés arrêtés à
Calais seraient attendus à Rennes. Des places (180 à 200) sont
disponibles dans les centres de rétention de Plaisir, Palaiseau, Rouen,
Rennes, Mesnil Amelot, Wassel.
Des mineurs (une cinquantaine, érythréens et soudanais) ont été transférée dans un camp à Boulogne/Mer, d’autre près de Béthune.
Des exilés ont été envoyés à Boulogne et Dunkerque, probablement dans des commissariats.
Une petite cinquantaine sont encore au lieu de distribution des repas, sans qu’on sache pourquoi ils sont encore retenus là.
Trois cent vingt exilés ont été arrêtés selon la préfecture.
Le président de Salam, un membre de l’Auberge des Migrants et un membre de No Border ont été arrêtés placés en garde-à-vue.
Appel à Solidarité pour Calais !
Plus de 900 personnes sont à Calais en attendant le passage en
Angleterre. Une majorité d’hommes, mais aussi des femmes, qui fuient
souvent des pays en guerre, et qui souhaitent rejoindre l’Angleterre.
Afghans, syriens, erythréens, égyptiens, soudanais, albanais, etc.
Trois squats sont expulsables depuis le 30 mai, dont un espace mixte
habitation/centre social (où ont lieu des cours de français, anglais,
arabe, des réparations de vélos, et où vivent plus d’une cinquantaine de
personnes) et deux squats abritant de nombreux demandeurs d’asile (qui
devraient donc être hébergés par l’état).
La mairie a également évacué le 28 mai deux campements où vivaient plus
de 500 migrants de toutes nationalités, dans des conditions de vie
déplorable, venues se réfugier sous les tentes à la suite des expulsions
incessantes de squats.
A la suite de ces expulsions, les migrants ont trouvés refuge a l’aire
de distribution alimentaire rue de Moscou, en face d’un des camps
expulsé. Quelques uns ont réussit à reconstruire des abris, mais la
majorité d’entre eux dort à même le goudron, souvent sans même une
couverture. D’autres ont trouvés refuge dans des buissons, des jungles
improvisées. Suite à la plainte de la mairie, le tribunal a décidé
l’expulsion de ce lieu sans délai.
Ainsi, dans quelques jours, ces centaines de personnes vont être chassées à nouveau, sans aucun endroit où aller.
Les migrant.e.s de Calais, en plus d’être à la rue, manquent de choses
essentielles comme la nourriture, des couvertures, des vêtements chauds…
Ils ne reçoivent qu’un seul repas par jour, les jours où il y a assez
de nourriture pour tout le monde.
Les associations manquent cruellement de matériel, les tentes et
vêtements disparaissent au fur et à mesure des expulsions. De nouvelles
personnes arrivent chaque jour, sans rien.
Tout ce qui peut être utile :
* De quoi dormir dehors : Tentes, duvets, couvertures, matelas de sol, bâches, palettes, etc.
* De quoi s’habiller : Pulls, sweats, chaussures, t­shirt, chaussettes, joggings, coupe vents, etc.
* De quoi manger : Tout ce qui se mange (sans porc pour la majorité), pates, riz, thé, sucre, etc.
* De quoi se laver : Brosses à dents, dentifrice, savon, rasoirs, etc.
* De quoi vivre dans les jungles/squats (s’il en reste) : Réchauds, poêles, casseroles, vaisselle, bougies, etc.
* De quoi se déplacer : Vélos, roues de vélos, bouts de vélos, outils.
* De quoi se changer les idées : Livres en toutes les langues,
dictionnaires, maillots de football, ballons, crampons, des téléphones,
des chargeurs de téléphones, appareils photos, etc.
* Et surtout, plein de gens, plein d’énergie !
Nous pouvons récupérer vos dons dans le Nord – Pas­ de­ Calais, mais
également à Paris, Dijon, Notre Dame des Landes, Rennes, etc.
Plus d’informations sur Calais Migrant Solidarity
et Passeurs d’hospitalités.
Contact sur Calais et ailleurs : 06 45 46 59 86
Dépôt possible au cinéma l’Alhambra (en précisant association « le réveil des voyageurs !
Contact sur Lille : 07 53 26 34 30
Dépôt possible à l’Insoumise, au CCL.
calaisolidarity@gmail.com
Merci !

lundi 14 juillet Avignon : Rencontre-débat organisée par la coordination des intermittents et précaires

Rencontre-Débat organisée par la coordination des intermittents et précaires avec la participation de plusieurs organisation du comité de suivi de la réforme de l’indemnisation chômage.

Au Magic Mirror, village du OFF, école Thiers, 1 rue des écoles,

le 14 juillet  de 13h30 à 16h30

plus d’infos : http://www.cip-idf.org/

Quelques nouvelles suite à la ratification de l’accord UNEDIC : Alès, Paris, Avignon, Aix…

Alès : Théâtre le Cratère en grèveLa scène nationale Cratère théâtre d’Alès a voté ce jour, jeudi 26 à
17h, une grève reconductible à partir du lundi 30 juin, jour
d’inauguration de son festival Cratère surfaces.
43 votants, 33 pour et 10 contre.

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Paris : Nous avons occupé le siège de l’Unedic IDF, rue Traversière, métro quai de la Rapée de 16h30 à 19h30 avant d’être évacués par la police.

voir : http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=7123

*Communiqué des occupant.e.s du siège de l’Unédic – 26 juin 2014

Nous étions ici 106 intermittents, précaires, chômeurs, intérimaires,
cheminots et enseignants, contre l’accord Unédic qui a été agréé hier
par MM. Valls et Rebsamen, et publié ce matin au Journal Officiel.

Il est ironique de constater que cette publication intervient le jour
anniversaire de l’accord de 2003. C’est une provocation insultante de la
part du gouvernement.

Nous rappelons que cet agrément est applicable au 1^er juillet.

Depuis l’annonce de M. Valls d’agréer cette convention, nous ne sommes
pas dupes et constatons que l’État cherche surtout à éviter les
annulations de festivals et à diviser le mouvement en déclarant son
amour de l’art et de la culture, et à séparer nos revendications.

Nous n’accepterons pas cette proposition de paix séparée.

Intermittents de l’emploi, intermittents du chômage, intermittents de la
politique, nous sommes tous intermittents. Cette convention nous
concerne tous car elle concerne l’ensemble des chômeurs. Ne nous
laissons pas enfumer par la bêtise structurelle des médias de masse.

La grève peut prendre 1000 formes : occupations, blocages,
auto-réduction, sabotages. Les chômeurs et précaires sont en mesure de
s’attaquer partout à la société-entreprise, à la politique du capital
qui a pour nom « économie ».

Par cette occupation du siège de la direction Unédic-IDF, nous demandons
instamment à MM. Valls et Rebsamen d’abroger cette convention.

Nous exigeons également qu’on nous mette à disposition les grands livres
2013 de l’Unédic (analytique et global), afin d’analyser et de mieux
comprendre ces chiffres opaques.

Lorsqu’ils étaient dans l’opposition, les socialistes refusaient les
réformes proposées. Nous leur conseillons donc de bien dormir cette
nuit, puisque le sommeil juste répare la raison.

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Marseille : Blocage du KlapMercredi 25 juin 2014, des intermittent-es et précaires en lutte, en
soutien aux grévistes du Festival de Marseille, ont bloqué l’accès à la
salle du spectacle qui devait avoir lieu au Klap (Maison pour la danse)
à Marseille.

Cette action a inévitablement provoqué des incompréhensions et des
tensions, mais après différents types d’action depuis le début de la
mobilisation et au vu du positionnement du gouvernement, il a été décidé
de durcir la contestation.

Les jeunes danseur-euses, dont une partie venait de Colombie, avaient
préparé un manifeste en soutien à la lutte actuelle des intermittent-es.
Ils ont alors décidé de « danser ce manifeste » dans le hall au cours
duquel chacun-e d’entre eux-elles prenait la parole. On a pu
entendre par exemple : « qu’est-ce qu’une société sans culture, sans
éducation et sans santé ? ».

À l’issue du manifeste, de nombreux échanges entre artistes, public et
intermittent-es et précaires ont eu lieu. Les discussions se sont
conclues par des remerciements mutuels.

Pour tout le monde, cette action a été douloureuse. C’est toujours un
crève-coeur de priver des artistes et un public d’un spectacle qui a
demandé un très long travail et faire ainsi taire une expression
artistique pour devoir faire entendre nos revendications.

L’urgence d’un changement nous mène donc à appeler la mobilisation de
toutes et tous :

· *contre l’agrément du projet de convention d’assurance chômage qui
réduit les droits des chômeur-euses et par là même de tou-te-s les
salarié-es.*

**· *contre les choix budgétaires qui fragilisent la culture, la
fonction publique et les services publics.*

· *contre le pacte de responsabilité et ses 50 milliards d’économies
qui réduisent les moyens nécessaires à l’action publique et la
protection sociale.*

*
Assemblée des intermittent-es et précaires Marseille

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Avignon le 03/07/2014 : les intermittents passent aux caisses de Casino sans payer
Aujourd’hui, en milieu de journée, une cinquantaine d’intermittents du
spectacle du CIP (Collectif des Intermittents et Précaires), en colère
contre l’agrément du 22 mars sur la convention de l’assurance-chômage, a
fait une action forte dans un supermarché de l’extra-muros avignonnais.Aux alentours de 12h30, des dizaines d’intermittents qui, au préalable,
avaient rempli caddies et paniers dans le Casino du quartier Saint-Lazare,
sont passés aux caisses sans payer. « Nous avons des besoins matériels »
indiquait Boris, de la Coordination nationale du CIP.

« Certains ont des problèmes pour manger », expliquait Elise, venue du
Limousin. L’action a été précédée d’un moment de flou à l’Université. Les
intermittents présents avaient, devant les médias, voté à main levée pour
savoir si la presse allait les suivre dans cette nouvelle opération choc.
Et ce après que les journalistes aient été dûment invités à ce
rendez-vous…Il était finalement décidé que les médias ne suivraient pas,
sauf que tout ce petit monde s’est retrouvé quelques minutes plus tard
dans le Casino, qui reste un espace public.

Ce type d’actions est-il contre-productif pour le combat des intermittents ?
Depuis plusieurs semaines, à Avignon, le CIP (Collectif des Intermittents
et Précaires) organise des actions-choc : envahissement pendant six heures
de la Chambre de commerce pour intimer à son président de joindre le
ministre du Travail François Rebsmanen ou venue dans les locaux d’ AF&C,
l’association qui encadre le Festival Off. Jusque-là, à chaque fois, ils
n’étaient qu’une dizaine à se mobiliser mais à la veille du début du
Festival In, ils ont été rejoints par des délégations CIP de la France
entière.

Après l’opération du passage en caisse au Casino, les intermittents
devaient se retrouver à la Maison Manon, un local qui leur a été alloué
par le maire d’Avignon Cécile Helle. Ce type d’actions est-il
contre-productif pour le combat des intermittents ? La question devrait se
poser dans les heures et les jours qui viennent.
http://www.laprovence.com/article/actualites/2946154/avignon-les-intermittents-passent-aux-caisses-de-casino-sans-payer.html

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La générale du « Prince de Hombourg » interrompue par des intermittents

AVIGNON / PUBLIÉ LE JEUDI 03/07/2014

Plusieurs dizaines d’intermittents du spectacles ont interrompu cette nuit
la répétition générale du Prince de Hombourg de Kleist dans la cour
d’honneur du Palais des Papes à Avignon, dont la première doit sonner
l’ouverture vendredi du festival. Selon un photographe de l’AFP, ces
intermittents, du festival Off ont envahi la scène et empêché la fin de la
répétition de se tenir.Des discussions houleuses ont suivi avec les comédiens présents sur scène,
qui arboraient leur soutien au revendications des intermittents avec un
petit carré rouge sur le habit, symbole du mouvement. En début de semaine,
les salariés du festival officiel se sont exprimés à 80% pour le maintien
de la manifestation, souhaitant la tenue d’un « festival militant »,
permettant à son directeur Olivier Py d’estimer « avec plus de certitude
que le festival aura lieu ». Mais la CGT Spectacle appelle toujours à « une
grève massive » le 4 juillet pour l’ouverture du festival avec cette pièce,
qui doit être diffusée en direct sur France 2.

http://www.laprovence.com/actu/loisirs-en-direct/2944983/la-generale-du-prince-de-hombourg-interrompue-par-des-intermittents.html

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Des intermittents du festival off d’Avignon interrompent la répétition
générale du «Prince de Homburg», le 2 juillet à Avignon. (Photo Boris
Horvat. AFP)

La CGT Spectacles a rappelé son opposition aux annulations, peu après le
blocage de la répétition générale du «Prince de Homburg», qui ouvrira
vendredi le Festival d’Avignon.

La CGT-spectacle a affirmé jeudi qu?elle était favorable à «des grèves
votées par les artistes et les techniciens, mais pas aux blocages ni à
l?annulation des festivals»dans le cadre du mouvement des intermittents.
«Nous n?appelons pas à l?annulation des festivals, des spectacles et des
tournages mais à des grèves légitimées par un vote majoritaire», a
souligné le syndicat après que la répétition générale du «Prince de
Hombourg» eut été interrompue mercredi soir à Avignon par des
intermittents du «off».

Le syndicat confirme qu?en plus de son appel à la grève le 4 juillet, soit
le jour de l?ouverture du festival, il propose un mouvement national le 12
juillet, avec notamment une grève des festivals in et off d?Avignon. «Hier
soir des intermittents en lutte ont investi la Cour d?Honneur où se
déroulait une générale du Prince de Hombourg, explique la CGT. Au-delà du
bouleversement de chaque artiste interprète, engagé corps et âme dans la
création et l?interprétation, de tous les membres des équipes techniques
et artistiques concernées par une « générale », auxquels nous apportons
toute notre sympathie et notre soutien, c?est la question du blocage qui
est en cause.»

«Nous avons déposé des préavis de grèves couvrant tout le mois de juillet,
ajoute le syndicat. Et, nous appelons les équipes techniques et
artistiques engagées dans les spectacles à voter la grève. Nous appelons à
multiplier ces grèves le 4 juillet sur tout le territoire, à l?occasion de
l?ouverture d?Avignon In, comme nous appelons à un autre temps fort
national le 12 juillet, en proposant, en particulier une grève totale du
In et du Off en Avignon, quel seuls les artistes et les techniciens du In
et du Off sont à même de voter.»

«Par contre nous sommes opposés aux blocages. Les blocages sont une façon
de forcer la main aux artistes interprètes et techniciens au moment de se
prononcer sur la grève. Ils sont porteurs d?une division profonde de nos
professions (…)», a précisé la CGT dans son communiqué.

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LA GÉNÉRALE DU «PRINCE DE HOMBURG» BLOQUÉE À AVIGNON

Plusieurs dizaines d?intermittents du spectacles ont interrompu mercredi
soir la répétition générale du Prince de Hombourg de Kleist dans la cour
d?honneur du Palais des Papes à Avignon, dont la première doit sonner
l?ouverture vendredi du festival.
Selon un photographe de l?AFP, ces intermittents, du festival «off», ont
envahi la scène et empêché la fin de la répétition de se tenir.

Des discussions houleuses ont suivi avec les comédiens présents sur scène,
qui arboraient leur soutien au revendications des intermittents avec un
petit carré rouge sur le habit, symbole du mouvement.

En début de semaine, les salariés du festival officiel se sont exprimés à
80% pour le maintien de la manifestation, souhaitant la tenue d?un
«festival militant», permettant à son directeur Olivier Py d?estimer «avec
plus de certitude que le festival aura lieu».

http://www.liberation.fr/culture/2014/07/03/les-intermittents-bloquent-la-generale-du-prince-de-homburg-a-avignon_1056277
AFP

Grève des intermittants – Alès : le festival Cratère Surfaces en grève ! Pourquoi ?

Le 26 juin, le gouvernement a signé une réforme de l’assurance chômage qui
a pour conséquences deprécariser d’avantage les travailleurs, chômeurs et précaires. (accord UNEDIC du 22 Mars 2014) Nous ne luttons pas seulement pour les secteurs culturels, mais nous combattons pour la sauvegarde et la défense des protections sociales de tous ! Nous exprimons clairement notre désaccord vis-à-vis de cette réforme qui prévoit :
Pour tous les chômeurs :
– Mise en place des « droits rechargeables » qui va inciter à la course
aux petits boulots et au travail non déclaré.
– Mise en place d’un différé d’indemnisation pouvant aller jusqu’à 6 mois
(180 jours). Ce différé est en fait une carence qui touchera jusqu’aux
plus petits salaires : à partir de 900?/mois.
– Dissuasion de recours judiciaires : perte des indemnités de licenciement
obtenues par la lutte ou des dommages et intérêts gagnés aux prud’hommes, par le report de l’indemnisation chômage ou d’une ponction directe par Pôle Emploi.Pour les intérimaires (annexe 4) :

– Seuls resteront protégés par le régime spécifique les salariés des
agences d’intérim.
– Division par 2 de leurs cotisations chômage (avant réforme un jour
travaillé = 10h cotisées, après réforme un jour travaillé = 5h cotisées)
– Les intérimaires de la fonction publique, vacataires, extra de la
restauration … basculeront au régime général sans aucune protection
contre les licenciements.

Pour les seniors :
– Recul des allocations spécifiques des seniors à 62 ans. Une personne de
60 ans au chômage non indemnisé basculera donc au RSA.
– Les actifs de plus de 65 ans continueront de cotiser à l’UNEDIC.

Pour les intermittents (annexes 8 et 10) :
– Prise en charge par l’État de manière transitoire du différé
d’indemnisation.
– Augmentation des cotisations sociales de 2 % donc baisse du net.
– Glissement progressif et quasiment irrémédiable des intermittents
précaires (plus de 100 000 personnes) au régime général avec le système des droits rechargeables.
Ce n’est qu’une étape d’une politique de casse des droits sociaux et d’un
projet global d?austérité. Les réformes à venir à la rentrée concernent la sécurité sociale, l’éducation, les collectivités locales, la fonction publique afin de faire pas moins de 50 milliards d’économies.

Renseignez-vous sur : culturendanger.free.fr  exploitesenerves.noblogs.org  cip-idf.org/

Rejoignez-nous tous les jours sur le parvis du Cratère de 14h à 23h.
Assemblées populaires à 18h _______________________________________________
I A C A M !
Infos Anti-autoritaires en Cévennes à l’Assaut des Montagnes !

iacam@rezo.nethttp://listes.rezo.net/mailman/listinfo/iacam

Expulsion des migrants à Calais

Suite à l’expulsion des trois camps majeurs de migrants du 28 mai 2014, le dernier camp vient d’être évacué.
Dans le même temps, 3 squastts ouverts par le collectif « Salut Ô Toit » et le lieu de distribution des repas (le nouveau camp après l’évacuation du 28 mai) ont été évacués hier matin. Militants et journalistes ont été éloignés de manière à ce qu’ils ne puissent pas voir ce qui se passait à l’intérieur du lieu de distribution.
« L’EXTRÊME-DROITE EN BRUIT DE FOND »
À lire sur ce site :
http://passeursdhospitalites.wordpress.com/

D’autres infos en français, en anglais sur ce site (qui propose sa présentation « qui sommes-nous » aussi en langue arabe) :
http://calaismigrantsolidarity.wordpress.com/

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